Pêche à la fascine: une saison encourageante
Après deux années catastrophiques, la pêche traditionnelle à la fascine semble se diriger vers une meilleure saison. Le capelan a fait son retour dans la fascine de Julie Gauthier à l’Anse-au-Sac, l’une des dernières porteuses de cette pêche ancestrale.
“On est habitué plus à un 7 tonnes, ça nous fait une très très très belle saison. Ça fait que là, on est à 3.5 tonnes, la moitié de ce qu’on aimerait, mais 2023 et 2024 ensemble, c’était à peu près ça, 3.5 tonnes les deux ensembles.”
La pêcheuse a plusieurs hypothèses pour expliquer la diminution des quotas.
“Température de l’eau trop froide, à mon avis, pour les derniers printemps qu’on a eus. Ça peut être la prédation aussi, on a beaucoup de phoques, on a beaucoup de bars rayés…”
Le bar rayé se retrouvent souvent dans ses filets et doit être relâché puisque Pêches et Océans Canada n’a toujours pas révisé son statut d’espèce en péril.
“Il est entré dans la cage, probablement pour manger. C’est un grand prédateur. C’est sûr que moi, il n’y a plus de poisson quand j’arrive pour récolter. Les poissons que j’ai le droit de pêcher: le caplan, le hareng, l’éperlan, le poulamon, tout ça sont des poissons qui font partie de l’alimentation du bar rayé.”
En attendant les dernières pêches à la fascine qui auront lieu lors des grandes marées de novembre, Julie Gauthier utilise ses ressources autrement et mise sur les produits transformés.








