Forêt publique au Bas-Saint-Laurent: les producteurs acéricoles se sentent trahis
Les producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent ont manifesté, devant le bureau de la députée-ministre Amélie Dionne, vendredi dernier, pour dénoncer le non-respect des engagements du ministère des Ressources naturelles et des Forêts, concernant les nouveaux hectares accordés aux érablières en forêt publique.
“Les gens sont vraiment frustrés, sont vraiment choqués. Ils se sentent vraiment trahis.”
Trahis, parce qu’une entente avec le ministère devait permettre l’exploitation de 2000 hectares de forêt publique par les acériculteurs, et que finalement, ce seront plutôt 1000 hectares. Les manifestants demandent au ministre Jean-François Simard de respecter sa promesse.
“On ne demande pas de subventions. On ne demande pas d’argent. On veut simplement une place pour se développer. L’acériculture, on est comme un peu une roche dans le soulier du ministère dans la région. Ce n’est pas nous autres les responsables de la problématique de l’industrie forestière.”
Une dizaine de projets et plus de 20 M$ d’investissements sont compromis pour les entrepreneurs, surtout ceux de la relève.
“De leur dire: oui, vous allez faire ce travail-là, mais vous n’allez jamais pouvoir évoluer.”
“Là, ce qu’on vient de dire à ces gens-là: votre croissance est terminée. C’est inacceptable! Les producteurs acéricoles vont exiger rien de moins que ce qui nous avait été promis. C’est 2000 hectares de nouvelle superficie.”










