Pêche ancestrale: une fascine à vocation scientifique plutôt que commerciale
“J’ai assisté à la pêche à la fascine jusqu’à l’âge de mes sept ans. Mon grand-père l’opérait encore. Fait que ça m’a rappelé des souvenirs de jeunesse : des grandes tablées, tout le monde sur la plage.”
Après s’être plongé dans ses archives familiales mettant en scène la pêche à la fascine de ses ancêtres à la Pointe-aux-Alouettes, Mathieu Ouellet, un marin de carrière, tente de suivre les traces de son grand-père. Bien que le projet intéresse le ministère de l’Environnement, l’obtention d’un permis de pêche commerciale est devenu extrêmement complexe. Il décide plutôt de s’orienter vers une pêche écoresponsable destinée à la science.
“La pêche n’est pas visée à une espèce de poisson. Mais ça fait une belle fenêtre scientifique pour comprendre qu’est-ce qui se passe dans l’embouchure du fjord, qu’est-ce qui se passe dans le Saint-Laurent en général. Ça fait près de 30 ans qu’il n’y a pas eu de pêche ici. Ça ne prend pas grand financement, mais ça prend beaucoup de temps. Puis c’est aussi un projet de vie. C’est de ramener un patrimoine immatériel à Baie-Sainte-Catherine.”
De nombreuses démarches restent à accomplir, notamment pour intégrer le projet à son environnement patrimonial, scientifique et touristique. Le nouveau pêcheur vise 2027 pour capturer ses premières prises.










