SLA dans Charlevoix-Est: ”le fait du hasard” selon la santé publique
Après cinq mois d’analyses médico-administratives et scientifiques sur les cas de la sclérose latérale amyotrophique, la SLA, dans Charlevoix-Est, la Santé publique de la Capitale-Nationale a mis fin à son enquête en concluant qu’ils restent dans les limites de la normale comparée au reste du Québec.
Dr Philippe Robert Directeur de santé publique de la Capitale-Nationale :’’Il y a beaucoup d’hypothèses, beaucoup de facteurs qui sont étudiés, mais il n’y a pas de cause avérée, démontrée, connue qu’on peut rechercher, sur lesquels on pourrait agir et on pourrait questionner les gens. On a rencontré les gens aussi et on n’a pas de facteurs clairs communs sur lesquels on pourrait agir en ce moment.’’
Gilles Martel membre de la SLA Charlevoix :’’Je suis très déçu des conclusions parce qu’il nous manque des cas. On n’en veut pas de cas, on n’en veut plus, mais pour avoir une recherche des causes, ça prend beaucoup de cas.’’
Noël Tremblay proche de personnes décédées de la SLA :’’Le nombre de cas, il faudrait qu’il soit quatre fois plus grand que ça. Au nombre qu’on est ici, avant de trouver le problème, ça va être long.’’
Entre 2014 et 2018, le nombre de cas observés est de 12, deux fois plus que la moyenne attendue de 5,45, mais on n’identifie pas de cause particulière.
Elsa Tremblay Agente de recherche en neurosciences :’’Le hasard a le dos large. C’est que bien souvent les épidémiologistes, quand ils voient des petits chiffres, ils disent : ça pourrait être le hasard. Je serais très surprise qu’il ne se cache pas derrière certains facteurs de risque qu’on n’a pas encore identifiés.’’










