Règlementation autour de voies ferrées: le développement bloqué à Saint-Philippe-de-Néri
‘’On dépense-tu 2-3 millions de dollars pour faire une nouvelle rue? Tant qu’ils ne nous donneront pas un chiffre officiel, on ne peut pas faire grand-chose.’’
Le volet 2 des orientations gouvernementales en aménagement du territoire établit des normes sur les contraintes sonores et de vibrations causées par les trains. Une distance doit donc être respectée entre les bâtiments et les chemins de fer.
Frédéric Lizotte Maire, Saint-Philippe-de-Néri :’’300 mètres de la voie ferrée et 100 mètres de l’autoroute 20, ça tombe à la grandeur de notre périmètre urbain. C’est sûr que Saint-Philippe on ne pourra plus rien faire.’’
Pierre Leclerc Directeur Général, Saint-Philippe-de-Néri :’’Ici, c’est nos zones qu’on pourrait développer… Si on arrive là et qu’on ne respecte pas les normes, autant sonores que de vibrations, avec des études qui sont coûteuses, on ne sera plus capable de développer Saint-Philippe.’’
Cependant, aucun cadre de restriction n’est fourni par le gouvernement, et c’est à la MRC de mettre sur pied son propre schéma d’aménagement pour définir elle-même la distance à respecter.
Thibault Trapé Urbaniste, MRC de Kamouraska :’’Le gouvernement ne nous a pas donné de chiffres précis pour dire qu’à partir de 300 mètres ça devient acceptable ou non. Évidemment notre objectif, c’est de le baisser au maximum pour ne pas que ça brime le développement de nos municipalités.’’
Au final, rien ne garantit que le ministère des Affaires municipales et de l’habitation acceptera le schéma proposé.










