Détournement du fonds vert: s’adapter aux changements climatiques sans moyens
Québec va rembourser une partie de la dette avec les surplus du Fonds Vert, renommé le Fonds d’électrification et de changement climatique. Cette décision inquiète bien des municipalités, notamment dans la région de Charlevoix, où les élus craignent de ne pas avoir suffisamment d’argent pour prévenir de futures catastrophes environnementales.
“C’est clair qu’on est déçu puisqu’actuellement les différentes municipalités et MRC à travers le Québec sont à travailler sur les plans climat qui nous permettent d’identifier des cibles locales et régionales pour atteindre la diminution des gaz à effet de serre. On a de l’argent présentement, mais par la suite, il devra y avoir mis en place de différentes interventions qui ont été prévues.”
C’est pourtant le gouvernement qui demande aux municipalités de planifier et de gérer leur adaptation. Pour les élus, retirer des fonds environnementaux de 1,8 milliard $ pour éponger une dette risque d’en créer une autre.
“Je ne voudrais pas qu’on se retrouve encore avec des responsabilités supplémentaires, à prévoir les dangers dus aux changements climatiques avec pas de moyens. Ça arrive trop souvent.”
Réparer les dégâts des événements climatiques entraine aussi des sommes faramineuses, d’où l’importance d’investir en amont.










