Abolition du programme de l’expérience québécoise: l’avenir est incertain pour les travailleurs étrangers
“Je m’appelle Louise Larose et cela va bientôt faire 6 ans que je suis au Québec.”
“Je suis Maeva Coster et je suis au Québec depuis presque quatre ans.”
Louise et Maéva sont tombées en amour avec la Gaspésie. Parties de France, elles ont fait le choix de venir étudier au bout du monde. Finissantes en travail social depuis mai dernier, elles ont fait leur demande de permis post-diplôme qui leur permettra de rester trois ans de plus, mais difficile pour elles de se projeter au-delà, depuis l’abolition le 19 novembre par le gouvernement du Programme de l’expérience québécoise, plus communément appelé le PEQ.
“C’était un peu comme une voie facile pour avoir accès à la résidence permanente quand tu avais fait des études au Québec.”
Maintenant, la seule voie pour obtenir sa résidence permanente est le PSTQ, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés.
“C’est basé sur un système de points, qui prend en considération ta nationalité, ta langue, tes diplômes… Tu espères être sélectionnée à un moment donné, mais tu ne le sais pas si cela va arriver? Quand cela va arriver non plus?”
“Entre-temps, j’ai eu le temps de devenir vraiment adulte, d’avoir des projets pour moi, pour ma carrière, pour ma vie personnelle.”
“Je pense que je vis beaucoup de colère, puis beaucoup de frustrations avec ça parce que ce n’est pas ce que l’on nous avait dit.”










