Protection de l’anguille: les pêcheurs du Kamouraska pourront continuer à capturer l’espèce
“Cette décision-là, c’est hourra là!”
Pêches et Océans Canada ont décidé de ne pas considérer l’anguille comme une espèce en péril. Une décision qui réjouit les pêcheurs du Kamouraska qui craignaient d’être forcés d’arrêter leurs activités, puisque la loi sur les espèces en péril interdit toute mortalité.
“C’est plus qu’économique. C’est culturel, c’est même spirituel. On vit de la pêche.”
Depuis le début des années 90, la population d’anguilles a diminuée drastiquement dans le Saint-Laurent, notamment en raison de la pêche, des changements climatiques, mais aussi des barrages hydroélectriques.
“Les mortalités par turbinage figurent quand même en tête de liste pour expliquer les mortalités de génitrices.”
L’installation de passes migratoires dans les barrages d’Hydro-Québec a permis de réduire le taux de mortalité de 50% à 30%.
“C’est surtout pour faire monter la petite anguille en haut des barrages pour qu’elle aille se développer. Ce n’est pas pour arrêter la grosse anguille qui descend dans les turbines. Ça, ils ne sont pas capables de faire cette partie-là.”
Pêches et Océans Canada adoptera une gestion adaptative pour protéger l’anguille d’Amérique dont entre 12 et 18 tonnes sont pêchées annuellement au Kamouraska.











